Géothermie profonde (ou tellurique)

1 – Un soleil au centre de la Terre

Notre planète s’est formée il y a plus de quatre milliards d’années, par agrégations de poussières célestes, pour former une boule incandescente, à côté de laquelle la lave de nos volcans fait pâle figure.

Cela fait un peu plus de quatre milliards d’années qu’elle se refroidit pour former aujourd’hui un manteau terrestre dont la température moyenne est d’environ dix-huit degrés Celsius. Mais il règne une température de plus de cinq mille degrés en son centre. Pratiquement celle des rayons du Soleil…

La Terre n’est donc pas un caillou inerte. Les sources d’eau chaude, les geysers d’Islande, l’activité volcanique, la tectonique des plaques avec son lot de tremblements de Terre et de tsunamis sont là pour en témoigner.

Plus près de nous, les grottes et les caves offrent une température douce et constante favorable à la culture des champignons et à la conservation des vins… Plus on s’enfonce sous terre et plus la température augmente (environ 30 °C/km).

Cette chaleur tellurique est bien connue des mineurs de fond… Elle est issue des entrailles de la Terre et non du rayonnement solaire, comme pour la géothermie de surface !

Cependant, on trouve couramment dans la littérature spécialisée une confusion dans la définition de l’énergie tellurique pour désigner les phénomènes d’absorption et de restitution du rayonnement solaire par les sols, qui ne concernent qu’une faible épaisseur (quelques dix à vingt mètres en moyenne). Il s’agit d’un abus de langage dommageable pour la bonne compréhension des phénomènes en jeu.

Pour faire référence à la « chaudière thermique » terrestre (tellurique), nous parlerons de géothermie profonde.

 

2 – Modes d’exploitation

Le premier mode d’exploitation de cette source d’énergie thermique, le plus ancien aussi, sont les habitations troglodytes creusées dans la roche par nos aïeux.

Plus proche de nous, la Maison de la Radio à Paris est chauffée par l’exploitation d’une source chaude captée à quelque quarante-cinq mètres de profondeur

Mais, si l’on fore des puits plus profonds, l’on atteint des roches très chaudes, dans lesquelles l’on peut injecter de l’eau sous pression pour faire tourner des turbines grâce à la vapeur produite.

Contrairement à la géothermie solaire (de surface) il est possible de produire de l’électricité par l’exploitation de la géothermie tellurique (profonde). Il existe des usines thermoélectriques en Islande et des projets sont à l’étude le long de la Ceinture de Feu, là où l’épaisseur du manteau terrestre est plus faible…

 

3 – Conséquences sur le climat

Les éruptions volcaniques massives ont marqué l’histoire climatique de la planète et de son biotope.

Moins spectaculaire et catastrophique, l’exploitation de la géothermie tellurique conduit à modifier l’équilibre thermique de la Terre en ouvrant des vannes de sa chaudière interne dans notre atmosphère…

Certes, cette énergie est « renouvelable », mais est-ce pour autant neutre pour le climat et notre biotope ?

Références :
https://www.notre-planete.info/ecologie/energie/geothermie.php
http://www.geothermie-perspectives.fr/article/terre-reservoir-energetique-inepuisable

(Climat & Avenir : 7 décembre 2017)

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