L’Homme et le biotope

Quelques définitions de biotope :

Milieu défini par des caractéristiques physicochimiques stables et abritant une communauté d’êtres vivants (ou biocénose). (Le biotope et sa biocénose constituent un écosystème.) [larousse.fr]

En écologie, un biotope est, littéralement en grec ancien, un type de lieu de vie défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes. Ce milieu héberge un ensemble de formes de vie composant la biocénose : flore, faune, fonge (champignons), et des populations de micro-organismes. [Wikipedia]

Un biotope correspond à un milieu de vie délimité géographiquement dans lequel les conditions écologiques (température, humidité, etc.) sont homogènes, bien définies, et suffisent à l’épanouissement des êtres vivants qui y résident (appelés biocénoses), avec lesquels ils forment un écosystème. Une mangrove, un étang, une dune, une haie, une plage sont autant de biotopes. [futura-sciences.com]

Comme on le voit, il conviendrait de parler de « biotopes » (au pluriel) tellement les écosystèmes sont multiples et différenciés. Ici, nous entendrons par « biotope » (au singulier) l’espace terrestre qui accueille la vie sous toutes ses formes, dans le milieu aquatique, dans le sol et en surface (c’est-à-dire dans l’air atmosphérique).

À l’échelle de la planète, le biotope occupe un espace marginal, à la frontière entre terres, mers et atmosphère.

À l’échelle humaine, le biotope s’étend pour l’essentiel de quelques mètres dans le sol à quelques dizaines de mètres au-dessus de nos têtes…

1 – Le climat et la vie

À chaque biotope particulier correspondent des caractéristiques climatiques spécifiques, qui permettent de maintenir une ambiance physique et chimique propre suffisamment stable au maintien de l’écosystème correspondant. Parallèlement, les écosystèmes participent à la caractérisation physicochimique de leur environnement (photosynthèse, évapotranspiration, humus…)

Tour comme pour le biotope, la notion de « climat » (au singulier) englobe une multitude de climats singuliers (au pluriel). S’il conviendrait mieux de parler de dérèglement climatique pour évoquer les conséquences d’un réchauffement global sur les écosystèmes locaux, nous nous bornerons à étudier les paramètres anthropiques susceptibles d’engendrer le réchauffement climatique global.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, c’est dans la Troposphère (la couche la plus dense de l’atmosphère, avec 80 % de la masse totale pour 10 % de sa hauteur officielle) que se passent les phénomènes météorologiques, avec son ballet incessant de dépressions et d’anticyclones.

Le biotope ne concerne qu’une petite part de la Troposphère (moins de 1 % en épaisseur), mais il est soumis à l’influence de la totalité de cette couche atmosphérique complexe et agitée.
Les relevés climatologiques enregistrent une déstabilisation des paramètres climatiques par rapport au siècle dernier, avec un réchauffement global 20 fois plus rapide qu’au cours du dernier réchauffement, à la jonction du Würm et de l’Holocène (0,4 °C en 20 ans, d’après la conférence Rio+2, contre environ un degré Celsius par millénaire au cours des différentes périodes interglaciaires du Quaternaire).

Cette accélération a pour conséquence une mise en danger des écosystèmes. Bon nombre de ceux-ci, notamment les plus stables, n’auront pas le temps de s’adapter aux variations climatiques locales. Il ne s’agit pas de quelques niches circonscrites, mais des populations fragiles de chaque écosystème, dont on ne sait pas mesurer les conséquences à terme pour l’Homme.

2 – L’Homme face à son destin

Les civilisations humaines se sont développées dans une singularité climatique, caractérisée par la stabilité des températures durant la seconde partie de l’Holocène. Rien ne garantit que cette stabilité durera, ni combien de temps cela durera. Ces conditions favorables à nos civilisations sont menacées par les activités mêmes de l’Homme. Ce doit être une raison suffisante pour nous soucier de préserver ces conditions si favorables à notre épanouissement.

Il importe donc de bien cerner ce qui conditionne notre biotope.

Le réchauffement climatique, perceptible depuis le début de l’ère industrielle, a pris une extension importante au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, caractérisée par l’exploitation massive des énergies endogènes (non issues du Soleil) et une forte génération de vapeur d’eau.

Nous ne comptons plus les années de déficit en eau de nos nappes phréatiques. L’eau qui n’est ni dans nos sols, nos lacs, ni nos glaciers se trouve dans la troposphère sous forme de vapeur…
L’industrie, la culture intensive (arrosage des cultures, tassement des sols) et l’urbanisation contribuent fortement à la dérégulation du cycle de l’eau au sein de notre biotope.

La chaleur dégagée par les activités humaines est libérée directement dans notre biotope, que ce soit dans les eaux de surface ou dans les très basses couches de la troposphère, là où se manifestent les phénomènes climatiques préoccupants…

La vapeur d’eau constitue un important réservoir de chaleur (chaleur latente de vaporisation) et les nuages s’opposent beaucoup plus efficacement que le CO2 au refroidissement de la Terre par rayonnement (comme en attestent régulièrement les bulletins météo).

Chaleur et vapeur d’eau participent activement à alimenter les courants convectifs, renforçant les déséquilibres thermiques de la planète et la violence des phénomènes météorologiques extrêmes.

 

Références :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biotope
https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/environnement-biotope-106/
https://en.wikipedia.org/wiki/Holocene_climatic_optimum
https://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=11244#

Voir aussi :
https://lamaisondalzaz.wordpress.com/2011/02/01/lecosysteme/

(Climat & Avenir : 11 janvier 2018)

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